| Importé
des Etats-Unis dans les années 80, l'outplacement
est un service proposé par l'entreprise à un salarié
dont elle veut se séparer.
Cette méthode
de reclassement individuel connaît un certain succès.
Elle donne la possibilité d'être épaulé dans
sa recherche d'emploi.
Mais elle peut aussi être l'occasion de faire un vrai point sur
sa carrière, voire de rebondir.
Pour le plus grand nombre. Selon l'enquête
annuelle 2003 du Syntec Conseil en Evolution Professionelle,
les salariés ayant une formation comprise entre Bac + 1 et Bac
+ 4, sont à 49,5% les plus nombreux à bénéficier
d'une prestation d'outplacement. Viennent ensuite les Bac + 5 et +,
à 37%. Les salariés qui ont un niveau Bac
ou moins représentent 13,5% des "outplacés".
"Ce rééquilibrage se confirme depuis quatre ans "
note le Syntec.
Autre tendance : les populations concernées sont plus jeunes.
Si les 35/50 ans restent majoritaires,
les moins de 35 ans représentent un quart des cadres concernés
par l'outplacement contre 16% en 1999.
Et il ne bénéficie pas qu'aux anciens de l'entreprise
: près d'un quart des salariés ont moins de cinq ans d'ancienneté.
Un marché qui évolue. Difficile de savoir combien de cabinets
exercent cette activité. Le Syntec regroupe
une vingtaine de sociétés qui partagent une même
charte. Une enquête du groupe Liaisons Sociales recensait une
centaine de cabinets, alors que l'Association of Outplacement Consulting
Firms en dénombrait une soixantaine.
Quoi qu'il en soit, cette spécialité a évolué
et avec elle, une certaine dérive que dénonce de plus
en plus les syndicats. Une labellisation des cabinets de reclassement
par les pouvoirs publics pourrait voir le jour,
avec des exigences au niveau des prestations ou encore du "sérieux"
des cabinets.
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| Accompagner
les salariés. L'objectif des cabinets d'outplacement, missionnés
par les entreprises, est d'aider les salariés licenciés
à se reclasser.
L'engagement est déterminé au préalable, sur une
période définie ou sur une période illimitée
et prenant fin avec le retour à l'emploi de la personne "outplacée".
Voici peu ou prou les prestations fournies par les cabinets sérieux
:
un bilan de compétences
- avec "gestion du deuil" du poste précédent
- ; la mise en place d'un projet professionnel
- la préparation de la recherche
- la mise en place de la recherche.
Certains cabinets aident en parallèle les cadres à travailler
des points précis, comme par exemple le développement
de ses capacités de manager. Piloter sa carrière.
La finalité d'un outplacement réussi : retrouver un poste.
En travail de fond, d'autres objectifs apparaissent, comme la capacité
à accroître ou à redécouvrir ses compétences,
et à redéfinir ses objectifs de carrière. Pour
aider leurs clients, les consultants proposent des outils variés
: travail d'écriture et de mémoire, jeux de rôles
filmés, prises et compte-rendus de rendez-vous...
"Les gens ressortent avec des pistes nouvelles, plus forts, avec
de nouvelles compétences,
explique Brigitte Jedrzejewsky, directrice associé du cabinet
Do-It Conseil.
Face à des recruteurs, il faut développer une démarche
de vente, en s'intéressant aux enjeux de l'entreprise,
en créant une dynamique et des conditions d'écoute...
Ce qui fait réussir, c'est la capacité relationnelle.
Par des exercices, et notamment le travail sur le réseau, on
leur fait prendre conscience qu'ils doivent gérer leur carrière
de manière active. Et qu'ils doivent savoir donner..."
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Combien ça
coûte et pour quel résultat ? Chez Do-It, le tarif d'une
mission
d'outplacement (.pdf à télécharger)
s'échelonne de 20 000 à 30 000 euros, pour une durée
illimitée de la mission, jusqu'à ce que le collaborateur
trouve
un poste. "Etant donné le durcissement du marché
de l'emploi, on voit s'allonger la durée moyenne de retour à
l'emploi, note le Syntec. 90% des outplacements trouvent leur aboutissement
en 12 mois maximum.
" Dans 89% des cas, le cadre accompagné trouve un emploi
salarié, dans 42% il change de région. 61% ont une rémunération
identique et 24% supérieure à leur salaire précédent.
" Preuve que l'outplacement aide bien à se positionner pour
un nouveau job, ou même à mieux se vendre" souligne
le Syntec. Mais vu de plus près, ces résultats englobent
tous types de contrats : CDI (entre 15% à 20%), CDD, intérim,
formations de reconversion et "projets
de vie"...
Définition
de l'outplacement |